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Macif : deux outsiders de choc

Pour la première fois, les deux skippers Macif, Paul Meilhat et Fabien Delahaye (tenant du titre et vainqueur en 2010 avec Armel Le Cleac’h) disputent la Transat AG2R LA MONDIALE en duo : une occasion rêvée pour montrer tout le travail déjà réalisé, en mer comme à terre…
Fabien Delahaye et Paul Meilhat : skippers Macif
Fabien Delahaye et Paul Meilhat : skippers Macif
David Raynal

- Fabien Delahaye, vous êtes le vainqueur de la dernière édition 2010, pouvez-vous revenir sur cette victoire ?

Fabien Delahaye : En 2010, j’ai eu en la chance de participer à la Transat AG2R LA MONDIALE avec Armel Le Cleac’h. C’était ma deuxième saison sur le circuit Figaro Bénéteau et ma première transatlantique. Au final, cette course s’est merveilleusement bien déroulée puisque nous l’avons remportée après 23 jours de mer. Cette expérience m’a évidement beaucoup apporté, notamment lorsqu’il a fallu gagner en 2011 les sélections pour devenir l’un des skippers Macif.

- Vous aviez déjà navigué tous les deux ensembles sur le Tour de Bretagne 2009 ?

Paul Meilhat : En réalité, nous avions déjà décidé début 2009 de faire le Tour de Bretagne ensemble et cela s’est plutôt bien passé puisque nous avons fini 9e au classement général et premier bizuth. Tout au long de cet hiver, nous avons essayé de nous préparer au mieux pour la Transat AG2R LA MONDIALE. Pour ce genre de course, il faut travailler pleins de petits détails car la différence va se jouer vraiment à très peu de choses sur des infimes réglages.

Bateau Figaro Macif
Bateau Figaro Macif
© Alexis Courcoux

- Quelles sont justement les caractéristiques du Figaro Bénéteau 2 ?

F.D. : Le Figaro Bénéteau 2 est dans le circuit depuis 2003. C’est un bateau qui fait plus de 10 mètres pour être habilité à traverser l’Atlantique. Nous avons un bateau qui est très marin, hauturier, fait pour la navigation en solitaire. En double, c’est donc un navire très fiable. L’avantage de ce circuit, c’est que nous avons tous le même matériel. Ce sont donc vraiment les marins qui font seuls la différence sur l’eau.

- Pouvez-vous nous parler de l’accompagnement de votre sponsor ?

P.M. : Chaque année la Macif sélectionne un jeune skipper afin de l’accompagner pendant deux ans dans le cadre d’un programme complet de compétition, via le pôle Finistère course au large. La Macif permet notamment à ce jeune marin de progresser sur le circuit Figaro.

F.D. : Aujourd’hui nous formons une belle équipe avec un beau sponsor impliqué et qui n’est pas seulement là pour faire des chèques. Notre rôle est d’être performants dans la gestion de projets et de renvoyer au public une belle image.

- Faites-vous votre météo ?

P.M. : En fait, nous avons le droit d’aller chercher des données météo grâce à des connexions satellites, mais l’analyse météo, l’interprétation des données ainsi que les choix de route nous incombent entièrement.

F.D. : Au top départ de la Transat, nous sommes seuls à bord pendant 23 jours, même si nous recevons le classement des concurrents cinq fois par jour et des actualisations météo quatre fois par jour, pour essayer de trouver la meilleure trajectoire possible jusqu’à Saint-Barthélemy.

- Votre objectif de course est-il toujours la victoire ?

P.M. : C’est toujours un peu difficile à dire dans la mesure où nous sommes plusieurs à prétendre au titre et que c’est justement ce qui fait toute la richesse de ce genre de rendez-vous. Maintenant, nous y allons pour gagner et si nous faisons deuxième, peut-être que nous serons en définitive, compte tenu de tout ce que nous aurons vécu ensemble, très contents à l’arrivée.

Propos recueillis par David Raynal

Site : www.macifcourseaularge.com

Publié le 27 avril 2012

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